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Maman, t’aine.

Maman, t’aine.

On était en train de manger bien gentiment, Louis en face de moi, et puis d’un coup, il s’arrête, penche un peu sa tête, me regarde et me dit : « Maman, t’aine ».
Nan, mais nan, mais nan, t’as entendu ça ? Oui, son père avait entendu aussi. Je savais qu’il connaissait l’expression car les enfants le disent à la nounou…surtout pour obtenir ce qu’ils veulent, les petits malins. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me le sorte, à moi, sans raison particulière. Bref, illumination de ma soirée, d’autant que quelques heures plus tard je sentais Baby Two bouger pour la première fois.
Le lendemain, rebelote, la tête enfouie dans les rayons d’H&M, je crois comprendre un « Maman t’aine » qui vient de la poussette.

Qu’est-ce que t’as dit mon Louis ? « T’aine ». Je re-fonds.
Et le lendemain, dans la salle de jeux, notre petit rituel : je fais semblant de dormir et Louis essaie de me réveiller, sauf que cette fois-ci il s’est assis sur mes genoux et me dit un « T’aine, Maman ».

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Moi aussi t’aine, mon Louis. Voilà comment une syllabe mal prononcée peut illuminer ton weekend, te faire oublier les crises du Terrible Two, et te rebooster en deux temps trois mouvements.
Vous vous souvenez de votre premier « T’aine » ?

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